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Mon avis sur le FMI

Après avoir été interpellé sur le sujet, j’essaie de me prononcer objectivement sur le FMI.


À certains, lisez tout svp, avant de critiquer.

Ce qui m’importe dans ce post, c’est la réflexion poussée que chaque lecteur.lectrice fera.


L’objectif est que chacun.e prenne conscience du changement nécessaire et à opérer dans la synergie, pour le bien et le progrès des peuples :

Un autre engagement que nous avons et qui vaille.

Le FMI s'est mué en un prêteur de dernier ressort pour les pays en crise de liquidités, appliquant une doctrine standardisée (le Consensus de Washington) souvent inadaptée à certaines économies, structurellement fragiles.


En effet, le FMI prête souvent à court.moyen termes pour corriger la balance des paiements.


Or, les pays accompagnés souffrent le plus souvent de faiblesses structurelles (manque d'infrastructures, faiblesse ICH (indice de capital humain), dépendance aux matières premières, …) qui exigent des financements de long terme.


L’austérité pro-cyclique qu’il impose aux pays qui sont en pleine crise, asphyxie la croissance et l’inhibé au lieu de la stabiliser.

Les coupes budgétaires immédiates peuvent devenir le piège de l’austérité.


En plus, il arrive qu’au niveau de certains pays (africains, latino-américains) qu’ils subissent des réformes décidées par des conseils d'administration où ils n'ont qu'un poids marginal.


Je citerai en exemples quelques pays, suivant mes recherches :


D’abord, l'Argentine qui détient, sauf erreur, le record absolu de la dépendance au FMI avec plus de 20 programmes d'aide contractés en six décennies.

Le pays a bénéficié du plus grand sauvetage de l'histoire du FMI (50 à 57 milliards de dollars selon les réévaluations). Elle reste le premier débiteur mondial de l'institution.

Les interventions successives n'ont jamais guéri l'inflation chronique, la dévaluation de la monnaie nationale et les défauts de paiement à répétition. Les réformes imposées par le FMI sont profondément impopulaires et ont souvent accentué la récession sociale.

Le pays est enfermé dans une dépendance cyclique au FMI, incapable de stabiliser durablement ses fondamentaux macroéconomiques


Ensuite, l’Égypte qui est l’un des plus grands emprunteurs actuels du FMI en Afrique et au Moyen-Orient.

Elle subit de plein fouet des crises de balance des paiements chroniques, accentuées par les tensions géopolitiques régionales et la perte de revenus du tourisme.

Les prêts successifs s'accompagnent de dévaluations massives de la livre égyptienne et d'une réduction drastique des subventions publiques sur l'énergie et le pain.

Si cela préserve la solvabilité de l'État auprès des investisseurs, l'inflation bondit et le pouvoir d'achat de la population s'effondre.

L'aide du FMI maintient le pays à flot financièrement, mais ne parvient pas à diversifier une économie étouffée par la dette et le manque d'investissements privés.


Pour un cas très connu aussi, la Grèce.

En 2010, la Grèce a été au cœur de la crise de la zone Euro. Le FMI, associé à l'Union européenne, a déployé des plans de sauvetage successifs totalisant plus de 280 milliards d'euros pour éviter l'effondrement de l'Euro.

Les conditions du FMI (coupes dans les pensions, hausses d'impôts, privatisations) ont provoqué une cure d'austérité d'une violence inédite, contractant le PIB grec de 25 %.

Après une décennie de dépression, la Grèce a assaini ses finances publiques, a retrouvé la confiance des marchés et affiche une croissance positive, bien que les cicatrices sociales restent profondes.

Le redressement comptable est peut être réussi, mais au prix d'un coût social et humain dramatique et d'une fuite des cerveaux massive.


Je cite aussi le Pakistan qui a sollicité l'assistance du FMI plus de 20 fois depuis la fin des années 1950 pour pallier des déficits budgétaires abyssaux et des réserves de change chroniquement faibles.


Les programmes du FMI n'ont jamais réussi à imposer des réformes fiscales durables pour élargir l'assiette d'imposition du pays. L'économie Pakistanaise reste vulnérable aux chocs climatiques, à l'instabilité politique et à une dépendance persistante vis-à-vis des financements extérieurs.

Les réformes imposées par le FMI agissent comme un pansement temporaire sans jamais résoudre les faiblesses structurelles de l'appareil productif de l'État.


Puisque je suis militant du developpement durable et responsable.


Par conséquent, je suis de ceux qui privilégient l’amélioration de l’indice de capital humain et le developpement social sur celui seulement des finances.


DËGLUL LIMA WAX FII BU BAAX :

Cette « révolution » et.ou ce changement de cap, seront nôtres, s’ils portent sur tous les leviers du développement durable et responsable.

Mes propos sont lourds de sens pour ceux qui perçoivent au delà des sonorités.

Vivement que les germes du progrès craquent le sol de nos pays, au delà des esprits qui en ont déjà rêvé.


Pour répondre efficacement aux crises successives , l'architecture financière internationale doit opérer une mutation profonde, si sa vraie volonté est d’accompagner le développement.


A mon humble avis, le modèle actuel du FMI ne répond plus fidèlement à ses missions d'origine.


Ce n’est pas une raison aussi de ne pas échanger avec lui et repenser nos modèles.


Quatre axes majeurs de réformes se dégagent dans les débats économiques mondiaux :


La refonte de la gouvernance par la justice des quotas

Il est impératif de rééquilibrer les droits de vote. Les formules de calcul des quotes-parts doivent intégrer la démographie et la parité de pouvoir d'achat pour donner un poids décisionnel réel aux marchés émergents et aux pays en développement


Le remplacement de l'austérité par des clauses de contingence

La conditionnalité doit évoluer. Au lieu d'exiger des hausses de taxes ou des coupes aveugles dans la santé, les programmes devraient intégrer des clauses de suspension automatique de la dette en cas de choc climatique ou sanitaire majeur.

Également des conditions visant la lutte contre la corruption et l'optimisation fiscale des multinationales, plutôt que sur la réduction des subventions de première nécessité


La pérennisation et ré allocation les Droits de Tirage Spéciaux (DTS)

Les DTS (la monnaie de réserve du FMI) sont émis proportionnellement aux quotes-parts : les pays riches reçoivent le plus sans en avoir besoin. Il faut acter un mécanisme automatique de réallocation des DTS inutilisés des pays développés vers les fonds de résilience des pays du Sud


L’allongement des maturités des prêts

Le FMI doit cesser d'exiger des remboursements rapides sur des économies en reconstruction. Un étalement des échéances permet aux réformes fiscales de porter leurs fruits sans étouffer l'investissement public, nécessaire pour la reconstruction.


Alors, dirigeants de nos pays, soyez résiliants et fins négociateurs pour le progrès de nos peuples.


FMI ou non, nous ne voulons que le progrès significatif.


Une question à poser aussi aux DFI’s et IFI’s :


S’il fallait dicter à chaque emprunteur comment vivre et sans inclusion, seront-ils en mesure d’honorer les engagements auprès des peuples qui ont fait confiance à ces décideurs.


Et de manière cyclique, ils seront demis n’ayant pas le temps d’améliorer le vécu des citoyen ou bien des crises dramatiques s’en suivent.


Le monde ne veut il que d’argent et non d’humains, au vrai sens du terme !


Serions-nous nés que pour de la finance ?


N’ayez craintes, développez le max de peuples, en agissant sur tous les leviers.


Cessez de ne voir que des chiffres.

La preuve, ne sortiront des cryptes, des chiffres mais un calme glacial qui impose réflexion.


 
 
 

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